Quel sorte de développement personnel pratiquez vous ?

Il y a le développement personnel façon « McDo » et le gastronomique.

Le développement personnel faut bien l’avouer est une devenue grosse «bouillabaisse » de thèses plus ou moins farfelues. Si, si ! J’ai été consommatrice pendant des années et comme tout le monde, j’ai perdu beaucoup de temps avec des solutions inadaptées à ma personnalité.

Si vous n’avez pas envie de lire l’article, vous pouvez bien sûr regardez la vidéo. C’est juste un peu différent.

Le mauvais développement personnel vend l’idée qu’il y a des recettes toutes prêtes pour apprendre à gérer son stress, son anxiété, sa timidité ou alors améliorer ses talents, trouver des ressources internes, devenir riches, beaux et sexy. On vous VEND la version 2,0, c’est-à-dire la version idéalisée de vous-même.

Tout le monde y va de sa petite mixture et vous explique comment devenir zen, positif et attirer à vous l’amour, l’argent, l’abondance.

Et comme nous sommes tous en quête d’une vie meilleure, on se précipite sur des solutions prémâchées et prédigérées pour atteindre nos objectifs

Ce style de développement personnel, c’est comme le « McDo », «  tu sais intuitivement que tu avales une grosse daube, mais comme c’est addictif, tu y retournes dès que tu peux »

Tu sais que t’es devenu addict au dev perso quand tu t’enfiles plusieurs ouvrages d’affilés. Comme au « Macdo », t’as faim deux heures plus plus tard parce c’est pas nourrissant du tout.

Ok, c’est bien beau de dénigrer, Marjorie, mais alors c’est quoi en vrai le développement personnel ? 

VISER LA CONNAISSANCE DE SOI !

Voilà, c’est le vrai but du dev perso ! APPRENDRE À SE CONNAÎTRE ET SE COMPRENDRE. Mais pour cela, il n’y a pas de recette magique. Si tu ne comprends pas la version originale de toi, comment pourrais-tu espérer devenir la version 2.0 ? Comment tu pourras utiliser des stratégies alors qu’à l’intérieur de toi, tu ne sais toujours pas qui tu es !

Ouais, mais c’est chiant et c’est long d’apprendre à se connaître et se comprendre ! 

Bah ouais ! C’est le boulot d’une vie en réalité. Comment s’améliorer si tu ne sais pas qui tu es au départ ? Si tu ne sais pas ce que tu as dans la tête ? Le développement personnel devrait servir à se libérer, à s’émanciper, à développer son sens critique, à s’orienter vers la JUSTESSE de nos actions et de nos pensées alors qu’en fait, il nous formate et nous guide dans une course à la qualité ou à la performance. Pas besoin de comprendre qui l’on est, d’apprendre à s’accepter, d’apprendre à se pardonner, de prendre du temps pour se comprendre, pour trouver ses réelles motivations, il suffit de passer au drive et de commander :

– Alors pour obtenir l’abondance et l’amouuurrrrr dans ma vie, j’aurais besoin de 6 nuggets de pensées positives, sauce loi de l’attraction, un seau de boisson énergétique et puis pour finir je me taperais bien une petite méditation guidée avec un supplément de sérénité. Et dans le Happy Meal, c’est quoi le cadeau déjà… l’éducation bienveillante… Ouais c’est bien cela et je vais en prendre une part aussi avec la gestion des émotions négatives. Je crois que j’ai fait le tour de la question… oui bien sûr, c’est à emporter à la maison.

Tu exagères, il y a des trucs bien là-dedans ! 

Évidemment ! Toutes ces méthodes peuvent être intéressantes dès l’instant qu’elles ne vous enseignent pas QUOI penser ! Le dev perso, je le répète ne sert pas à formater les esprits, mais au contraire à ouvrir les esprits. À partir du moment où une méthode ne vous en apprend pas plus sur vous et sur les autres, vous ne faites plus du développement personnel. Vous faites dans la pensée magique. Dans la pensée du prêt à emporter ! Le dev perso fast-food c’est moins fatigant que de faire sa propre cuisine. La connaissance de soi, ce n’est pas toujours confortable et parfois il y a des casseroles à nettoyer avant de passer à l’étape suivante. Alors quand tu as la dalle, tu n’es pas trop regardant sur la qualité.

Bon alors on fait comment du coup, pour apprendre à se connaître ?

Élargissez vos horizons. Lisez des livres qui traitent de sujets différents. Sur la psychologie, la philosophie, les sciences, de la littérature qui a au moins 20 ou 30 ans de bonnes critiques. Si ces romans ont traversé le temps, c’est qu’ils possèdent un réel intérêt universel et ne sont pas un simple effet de mode. Évitez les recettes prêtes à l’emploi et lisez des livres qui expliquent le pourquoi du comment. Prenez du temps, accordez-vous le temps de comprendre et d’intégrer vos connaissances avant de sauter sur un autre ouvrage ou une nouvelle formation.

Et comme je suis gentille, je vais indiquer 3 ouvrages de référence que vous pouvez lire et relire à chaque fois avec une nouvelle compréhension de vous et du monde qui vous entoure.

3 livres de développement personnel qui ne vous diront jamais quoi faire ni comment penser mais exposent leurs thèses et leurs idées.

1) « Se libérer du connu » Krishnamurti.

Un esprit libre. Pour lui, seule la connaissance de soi et de son conditionnement peut libérer l’homme de ses entraves. Il médite, mais pas que cela, car Jiddu Krisnamurti est observateur et jamais moralisateur. Krishnamurti ne dit pas : « La joie, la paix, voici comment vous l’obtiendrez », mais « Voyez ». Car voir, c’est déjà agir. » Rejetant comme à son habitude toutes les formes de pensées préétablies, incarnées notamment par la religion, J. Krishnamurti, décrypte l’origine de nos peurs, celles qui engendrent la violence, celles qui nous poussent à la quête stérile d’une répétition des plaisirs pour mieux nous aveugler et, irrémédiablement, nous faire souffrir. Il nous invite à ne pas nous accommoder des clichés quels qu’ils soient.

2) « Le principe de Lucifer » de Howard Bloom

Ouvrage clivant par excellence, on aime ou on déteste mais on ne peut pas nier certains faits. Evidemment lorsqu’on lit que ce qui nous conforte dans nos croyances et notre train-train, ce livre bouleverse les idées reçues sur la nature humaine.  On n’est pas dans le prédigéré et d’ailleurs la seconde partie est indigeste car trop axée sur les USA. Toutefois je le cite malgré une inégalité dans l’écriture, car il a au moins le mérite de ne pas tomber dans la pensée unique et new-âge des gourous du développement personnel. Étude à l’appui, il explique notre nature à travers notre histoire et l’évolution humaine. L’altruisme est génétiquement programmée chez les mammifères, mais pas que…

Cela change  des adeptes du « faites ce que je dis et pas ce que je fais ». « Le principe de Lucifer » se révèle bien plus darwiniste que luciférien, et offre une vision différente de l’homme et de son évolution.

3) « La prophétie des Andes » de James Redfield

Très consensuel et tout public, ce roman à le mérite de ne pas tomber dans le travers des gentils d’un côté et les méchants de l’autre. Celui-ci est un roman et il se lit comme un parcours initiatique. Le héros entame une quête en 9 étapes qui lui révéleront des outils de connaissance de soi et de l’existence.

Pendant longtemps, j’ai animé des ateliers de connaissance de soi, avec ce livre en trame. C’était génial, car nous apprenions tous les uns des autres. Il n’y a aucune baguette magique, ni ange gardien, ni de longue méditation pour accéder à la connaissance de soi. Au contraire, c’est dans la confrontation avec la vie et les autres, que le héros apprend sur lui. Et à travers son questionnement, il nous devient facile de répondre par et pour nous-mêmes.

En conclusion 

Peu nombreuses sont les personnes qui décident d’apprendre à se connaitre et à s’accepter avant d’élaborer des stratégies pour devenir plus ceci ou mieux cela. Pourtant celles qui prennent le temps de se connaitre,  deviennent paradoxalement, les personnes les plus sereines, les plus performantes, les plus ambitieuses et les plus respectueuses d’elles-mêmes et des autres. Exactement comme pour la nourriture. Quand on mange n’importe quoi, n’importe quand, il faut pas s’étonner d’avoir des problèmes de poids ou de santé. Le développement personnel, c’est la nourriture de notre esprit. on est seul responsable de ce qu’on y fait entrer.

Le jour où vous aurez envie d’essayer le développement personnel autrement, vous pouvez bien sûr me contacter sur mon adresse personnelle : marjoriemoulineuf@gmail.com.

Marjorie Moulineuf

2 réactions au sujet de « Quel sorte de développement personnel pratiquez vous ? »

  • Le Grumpy Cat

    C’est en mangeant n’importe quoi que l’on devient n’importe qui! 🙂

    La comparaison McDo/gastronomique est de circonstance, j’aime beaucoup le style de la video – il faut en faire d’autre!

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    • Marjorie Moulineuf

      J’adore la référence à Rémi Gaillard mais c’est vrai que je pensais plus au film « Super size me » quand j’ai écrit l’article. Merci pour tes encouragements, oui je vais continuer à faire des vidéos.

      Répondre

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