Que faire quand des gens nous énervent au plus haut point comme les chauffards sur l’autoroute ?


Easy coaching, Wild coaching

D’habitude, c’est le vendredi que je pousse mon coup de gueule mais bon

Je ne sais pas si cela vous le fait, mais certaines situations peuvent vous vriller les nerfs en quelques secondes.

En général quand je dépasse le stade de l’agacement pour arriver à celui de l’énervement,

je commence à sentir un poids au niveau du plexus solaire.

Puis, j’ai la peau qui commence à me piquer.

Je ressens comme une main invisible qui se pose sur ma nuque et j’ai tous les poils qui se hérissent.

À ce moment-là, j’aimerais être un chat pour sortir mes griffes et cracher et feuler pour montrer mon mécontentement.

Ayant toujours eu des chats dans ma vie, je sais que la plupart du temps, les chats ne vont pas jusqu’à la baston. C’est à celui qui feulera le plus fort, gonflera le plus ses poils, se montrera le plus déterminé.

Les chats se battent quand aucun des deux n’est prêt à reculer et la baston devient le seul moyen pour désigner un vainqueur. Mais pour qu’ils en arrivent à se battre vraiment, il faut que l’enjeu soit important.

Après 2500 km en 10 jours, je peux dire que les radars, les ronds-points tous les 500 mètres, les travaux incessants, le prix des péages et les gens qui ne mettent pas leur clignotant m’agacent.

Mais ce qui me met les nerfs en pelote, c’est les gens qui roulent à gauche sur l’autoroute, ceux qui ne se rabattent jamais.

Oh putain !

Rien que d’écrire ces mots, je sens mon plexus solaire qui se se plombe.

Dans ces moments, je ne rêve pas d’être un chat, mais d’avoir un tank pour leur rouler dessus.

Comme je ne peux pas feuler, je fais des appels de phares, mais devant autant de bêtise crasse, il n’y a souvent rien à faire à part attendre que l’abruti(e) daigne se rabattre.

Sinon je dois le doubler par la droite et dans ce cas, c’est moi qui enfreins la règle de base. On roule à droite et on double à gauche.

Sérieusement, c’est basique comme règle et en plus cela ne coûte vraiment rien à respecter.

WTF ! Y a qu’une seule règle de base sur toutes les routes à respecter, c’est de rouler à droite ! 

Même cette règle de base, certains ne parviennent pas à la respecter ! Va conduire en Afrique ou en Asie et ta bagnole est en charpie et tu vas prendre un pain par dessus le marché !

Je ne parviens pas à comprendre quel effort cela demande de se rabattre.

Et du coup cela m’énerve encore plus.

Et je commence à psychoter en me disant que dans un pays où les gens sont aussi cons et égocentriques pour ne même pas être capables de partager l’autoroute en bonne intelligence, on ne peut aller que droit dans le mur.

Que nos dirigeants ont bien raison de nous traiter comme du bétail,

de restreindre nos libertés,

de nous fliquer comme des criminels,

de nous racketter en permanence,

car au fond, nous sommes soumis à la loi, non pas du plus fort comme les chats,

mais du plus envahissant, car on ne peut même pas lui mettre deux ou trois coups de griffes dans la tronche pour lui apprendre à respecter le territoire commun.

Vous me direz, Marjorie, faut pas s’énerver comme cela, c’est pas si grave !

C’est vrai, c’est exactement, ce que je me dis pour me calmer.

Sauf que c’est faux.

C’est grave.

Là, je prends l’exemple de l’autoroute, mais vous pouvez transposer cela dans la vie de tous les jours, c’est toujours ceux qui font le plus chier le monde, qui n’en ont rien à foutre des autres, les plus égocentriques et les moins solidaires qui mènent la danse.

Comme sur l’autoroute.

Et cela m’énerve !

Parfois, il me faut plusieurs minutes pour faire retomber la pression après avoir le dépasser l’abruti qui roulait à gauche.

Dans ma tête, je lui mets une bonne raclée pour lui apprendre à rouler à droite. Parce qu’on beau dire et se vouloir civilisé, comme disait Desproges, « si la violence ne résout pas ton problème, c’est que tu ne frappes pas assez fort. »

Dans la réalité, je me sens comme un chat qui recule devant son adversaire.

Un chat sans fierté et sans honneur.

Je fais les gros yeux en le dépassant, parfois je l’insulte, mais au final comme je n’ai pas de tank et que je ne veux pas le dépasser à droite, c’est lui qui décide ou non de me laisser passer.

Et si je ne fais pas mes exercices pour me recentrer, me calmer, ça me rend malade d’être à la merci d’individus aussi peu intelligents et conscients.

Heureusement, je retrouve ma foi quand je vois des gens mettre leur clignotant, se rabattre normalement, être cordiaux et intelligents.

Alors la main invisible sur ma nuque se retire et le poids sur mon plexus s’évanouit.

Vous allez me dire : t’es folle de te mettre dans des états pareils.

Peut-être ou peut-être pas !

L’autoroute n’est évidemment qu’une métaphore pour expliquer  que certaines situations nous énervent profondément selon notre vision du monde. Moi par exemple qui suis libertarienne qui croit aux routes nues et qui pense que la circulation irait bien mieux sans flicaille et règlement à la con, les comportements irresponsables des individus me rendent folle furieuse. Car c’est à cause de ces individus que le gouvernement légitime le fait que nous allons bientôt roulé à 80 km/heure et toutes les mesures de racket répressif.

A l’inverse certains plébiscitent, l’ingérence de l’état dans toutes nos affaires courantes et sont ulcérés à l’idée de devoir se prendre en charge eux-mêmes. Et réclament encore plus de réglementation et de répression !

Parce qu’un gars se fout dans un platane, on coupe tous les arbres le long des routes.

Gloups !

Mais quand 2 personnes sur 3 ne mettent pas leur clignotant dans les ronds-points et 1 sur 2 sur l’autoroute, c’est pas une loi de plus qui va rendre les gens plus responsables.

Au Maghreb ou au Vietnam par exemple, il n’y a que des règles de bon sens, c’est un bordel monstrueux mais tout le monde prend ses responsabilités et est attentif à ce que font les autres.  C’est le bordel mais ce n’est pas égocentrique comme conduite.

A l’inverse, en Australie le pays de la délation institutionnalisée et des caméras, c’est cadré (euphémisme)  mais c’est encore plus le bordel avec des bouchons gigantesques et du racket à gogo.

Imaginez un monde où les gens se considèrent comme responsables et souverains. Des gens libres en quelque sorte.

Je sais mes propos vont vous retourner le cerveau et vous allez hurler à l’hérésie. Imaginez deux secondes que vous n’ayez pas d’assurance. Vous êtes entièrement responsable de TOUS vos actes et de toutes vos décisions. Et par conséquent, vous en paierez les conséquences si vous faites des fautes.

On roule à droite, on adapte sa vitesse et on communique entre conducteurs. c’est à dire que l’on met son clignotant.

Qu’est-ce qui se passerait ?

Imaginez-vous deux secondes. Feriez-vous n’importe quoi ?

L’indignation ou la colère, on la place en fonction des enjeux de société dans laquelle on souhaite vivre.

Oubliez désormais cette idée de liberté et de souveraineté, en France, c’est impossible. Malgré notre devise affichée un peu partout, nous sommes  un peuple de vassaux. On aime braver les interdits et brouter le nez en dehors de la clôture mais on aime surtout que l’on nous interdise et que l’on nous guide comme des brebis égarées.

Je sais bien que dans le monde des Bisounours, on va vous dire qu’il ne faut pas s’énerver que cela ne sert à rien.

D’ailleurs, c’est tellement bien acquis dans tous les esprits cette propagande de la fausse « zénitude » que les gens préfèrent retourner leur colère contre eux-mêmes. Se ronger les sangs, se macérer des ulcères, des maladies chroniques, bouffer des antidépresseurs plutôt que d’accepter d’avoir des émotions dites « négatives ».

Peut-être que je suis folle de laisser ma colère, mon humiliation et ma frustration s’exprimer pendant quelques minutes, mais c’est nettement moins fou que ce que je faisais avant.

Avant je gardais tout à l’intérieur et je portais un masque. Au lieu de maudire le chauffard, je me maudissais et me culpabilisais de ressentir cette colère.

Je pensais que cela ferait de moi quelqu’un de meilleur, de plus tolérant et plus humain. 

Quelle absurdité ! Ça ne rend personne meilleur. Ni le chauffard ni moi.

Le mec ou la nana incapable de respecter une règle aussi basique que de rouler à droite restera toujours aussi con,

quant à moi, j’aurais juste renié mes pensées et mes émotions pour faire semblant que cela ne me touche pas.

La liberté ne veut pas dire l’absence de règle élémentaire dans la vie en collectivité. Et les routes font partie de la vie en collectivité. 

À moins de vivre reclus, on a tous des trucs qui nous énervent profondément,

et je soutiens l’idée que d’accepter d’être énervé est très bon pour l’estime de soi, le respect de soi, et l’amour-propre.

Parce que si on traite les gens qui nous les brisent ou nous dégoûtent de la même manière que ceux qui sont qui font des efforts pour être cordiaux et intelligents, alors vous savez ce qui se passe ?

Des dizaines de voitures s’entassent à gauche au cul à cul, pour un con qui pense que la route lui appartient. Le chauffard nivelle les autres par le bas. Et sans réaction de la part des gens « moins cons » ou plus respectueux de leur responsabilité sur la route, ça peut durer longtemps la connerie.

C’est valable à toutes les échelles. Le plus chiant et intransigeant dans une famille impose ses règles, ses goûts, ses disponibilités et les autres s’adaptent.

C’est pareil dans une entreprise même un incompétent notoire est capable de dicter ses règles. Quant à l’échelle de la Nation et de l’Administration, c’est une institution. Aucun de nos hauts-fonctionnaires n’a jamais engagé le moindre centime personnel dans une entreprise et aucun ne peut être traduit en justice pour trahison ou pour ses fautes.

Alors….

Je ne suis pas une Bisounours et je l’assume parfaitement maintenant. J’ai une part de violence en moi comme tous les êtres humains parce que nous ne sommes pas des moutons dociles comme on voudrait nous le faire croire. En bagnole, ma colère s’exprime parce que je suis coincée par quelqu’un qui décide volontairement de nuire aux autres conducteurs  alors que par exemple, je suis hyper flegmatique et calme quand je fais la queue à la poste comme une couillonne.

Tout simplement parce que la guichetière n’y est pour rien dans la dégradation du service. Ce n’est pas de sa responsabilité, s’il y a deux guichets ouverts pour 50 personnes.

Peu importe après tout la raison de notre énervement, de notre vision du monde. 

La violence de nos émotions doit s’exprimer d’une manière ou d’une autre.

On l’enfouit dans nos cellules et on se rend malade,

on devient violent physiquement et on s’en prend aux individus,

ou alors on apprend à se servir de ces centres et de son imagination, comme je le fais consciemment pour me respecter, respecter mes émotions dites « négatives » et mes pensées pas toujours politiquement correctes.

Et quand on sait maîtriser ses trois centres, le centre instinctif, le centre émotionnel, le centre mental et son imagination, l’énervement ne dure pas et surtout ne se retourne pas contre nous-mêmes.

Depuis 2000 ans, on nous rabâche les oreilles que la colère est un pêché capital. Les coaches et les thérapeutes ont remplacés les prêtres en ayant la même doctrine. C’est très curieux à l’heure où les neurosciences nous prouvent à quel point toutes nos émotions sont importantes et ont leur utilité. Une séance d’Easy Coaching en ligne coute 60 €, sans engagement et juste la possibilité d’apprendre à se servir de ses trois centres et de TOUTES ses émotions. 

A vous de vous voir, vous voulez un directeur de conscience ou une vraie coach qui vous aide à être VOUS dans toute votre splendeur et vos paradoxes.

Marjorie Easy Coach

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