Des nains sur des épaules de géants : leçon d’humilité.

Est-ce que vous connaissez cette expression : « nous sommes des nains assis sur des épaules de géants », attribuée par Jean de Salisbury à Bernard de Chartres en l’an 1159 ? Et ouais, ce n’est pas tout jeune, mais éternellement d’actualité.

Je ne connaissais pas les premiers mots de la phrase, juste la fin « …sur les épaules d’un géant », car c’est le slogan affiché sur Google Scholar. Une fois, je l’ai entendue citée en entier à la radio et sans contexte je n’avais pas tout compris.

Moi, une naine assise sur des épaules de géants ? Mon ego n’appréciait guère cette idée.

Alors j’ai été cherché sur Wikipédia et j’ai envie de le partager avec vous ma compréhension de cette expression. D’ailleurs à cette occasion, j’ai appris qu’« On the shoulders of giants » était aussi le nom de la dernière mission spatiale Appolo 17. Celle qui a envoyé pour la dernière fois des hommes sur la Lune en 1972.

En lisant bien, j’ai compris que cette citation pouvait me rapprocher de ma conscience et m’éloigner de mon ego, si je prenais le temps de la comprendre.

« Nous sommes comme des nains assis sur des épaules de géants. Si nous voyons plus de choses et plus lointaines qu’eux, ce n’est pas à cause de la perspicacité de notre vue, ni de notre grandeur, c’est parce que nous sommes élevés par eux. »

Alors qu’est-ce que cela veut dire et comment cette citation peut vous aider dans notre vie quotidienne ?

Cette métaphore pleine de sagesse nous rappelle que toutes nos connaissances actuelles ne sont que l’accumulation du savoir. Et ceci depuis la nuit des temps. Elle nous rappelle que nous ne sortons pas de la Cuisse de Jupiter, mais que tout ce dont nous disposons autour de nous est le fruit du travail et de la pensée de milliers de générations d’hommes et de femmes de bonne volonté.

C’est grâce à nos prédécesseurs que notre savoir individuel progresse. Parce que nous sommes juchés sur des épaules de géants, comme le dit Blaise Pascal, parce que :

« [les Anciens] s’étant élevés jusqu’à un certain degré où ils nous ont portés, le moindre effort nous fait monter plus haut, et avec moins de peine et moins de gloire nous nous trouvons au-dessus d’eux. 

Isaac Newton  a simplifié la formule en déclarant : « Si j’ai vu plus loin, c’est en montant sur les épaules de géants. »

S’imaginer juché sur les épaules d’un géant nous incite à plus d’humilité, mais également nous indique que nous faisons entièrement partie du processus de création.

En cas de désenchantement du monde comme le dit Marcel Gauchet : « nous sommes des nains qui ont oublié de monter sur les épaules de géants. Si l’altitude de leurs prouesses nous est interdite, le secours de leur taille nous reste offert ».

Autrement dit, lorsqu’on est mal dans sa peau, dans sa tête et dans son cœur, c’est parce qu’on a oublié que nous étions reliés à l’humanité, à travers le temps et l’espace.

Parce que quand on appuie sur l’interrupteur de la lumière, quand on avale un cachet, quand on allume la télé, on oublie que tout cela ne coule pas de source. Si on était assis tout seul, sans le secours de leur savoir, on ne saurait peut-être même plus vivre dans la Nature

Parce que quand on monte dans notre voiture ou que l’on surfe sur internet, on se prend pour un géant alors que nous ne sommes que des nains face à la technologie.

Souvenons-nous que nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants, assis sur la somme d’un savoir tellement considérable que l’on peut à peine en apercevoir une portion. Qu’il est parfois judicieux de montrer un peu d’humilité et rendre hommage à nos ancêtres. 

Souvenons-nous que les plus jeunes enfants sont assis sur nos épaules et que nous sommes des géants pour eux. Souvenons-nous que nous devons les porter plus haut et pas leur faire de l’ombre par notre taille.

Souvenons-nous que les penseurs d’autrefois ne sont pas indépassables puisque nous sommes juchés sur leurs épaules et qu’un jour grâce à notre contribution au monde nous ferons plus qu’un avec ces géants.

Si on réfléchit bien, il y a vraiment la notion de dépassement de soi à être juché sur les épaules d’un géant. On peut rester pétrifié ou bien embrasser l’horizon et être reconnaissant d’être déjà si haut dans la connaissance de soi et du monde.

Vous pouvez aussi décider de vous dépasser pour vous, pour vos enfants, votre conjoint, vos amis, vos collègues et pouvoir ressentir profondément qu’il y a vraiment truc de géant qui ne demande qu’à se révéler au fond de vous.

L’idéal si vous voulez le découvrir vite, c’est de faire une « quête héroïque » ou entamer un parcours initiatique pour dépasser tous vos blocages inconscients. 

Prenez deux heures de votre temps et pour changer votre vie du tout au tout. Pour me contacter rapidement, utilisez ce petit formulaire super simple.

Marjorie Moulineuf

2 réactions au sujet de « Des nains sur des épaules de géants : leçon d’humilité. »

  • Le Grumpy Cat

    J’ai toujours cru que cette citation provenait à l’origine de Sir Isaac Newton!

    J’aime bien ce genre d’article qui décortique une expression populaire, c’est une bonne idée (Ca ferait de bonne videos YouTube). Pour l’anecdote, « standing on the shoulders of giants » est écrit sur le cote des pièces de 2 livres en Angleterre.

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    • Marjorie Moulineuf

      Merci mon Grumpy Cat pour ce complément d’infos. Je ne savais absolument pas pour les pièces. Comme quoi cette citation est bien loin d’être anodine, en tous cas pour les anglo-saxons. En France, il y a une émission de radio sur France Inter qui parle de culture, sciences et recherche : « Sur les épaules de Darwin ». je l’écoute parfois en podcast selon les sujets.

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