L’anniversaire que j’aurais regretté toute ma vie de ne pas avoir souhaité


Wild coaching

Je n’aime pas trop fêter les anniversaires.

Autant je trouve cela mignon et indispensable de fêter les anniversaires des enfants et des jeunes jusqu’à 20 ans,
pour marquer le temps avec eux,
autant pour les adultes, bof.

Sauf évidemment, si l’anniversaire se transforme en fiesta, avec l’occasion, de manger ensemble et/ou de danser et de boire comme des trous.

Peut-être parce que j’ai un rapport au temps particulier,
comme je vis dans un éternel présent,
les anniversaires en dehors du mien et de celui de mon fils,
les anniversaires me rappellent que je vieillis,
en dehors de cela, ils ne me font ni chaud ni froid.

Je me rends compte que je n’aime pas trop les choses qui fixent le temps. Comme les photos, je n’en prends jamais.

Et j’avoue que je pense rarement aux anniversaires des uns ou des autres.

Et quand j’y pense, c’est très rare que je ne me trompe pas de jour. Pourtant, j’ai une excellente mémoire, mais il y a des trucs que mon cerveau n’imprime pas.

Sans Facebook pour me les rappeler, je n’en souhaiterais pas beaucoup.

L’année dernière, j’ai complètement zappé l’anniversaire d’un de mes meilleurs amis.

Dans une conversation, il m’en avait fait le reproche. «  de toute façon, tu m’as complètement oublié cette année »

J’avais été très surprise de sa remarque, car il était encore moins sentimental que moi.

Donc, cette année, je n’ai pas oublié. Je me suis plantée de jour avec une journée d’avance, et j’ai à nouveau rappelé le lendemain pour marquer le coup, le jour J.

Heureusement que je l’ai fait parce que c’était la dernière fois que j’entendais sa voix.

Ce week-end de Pâques, son cœur a cessé de battre.

Sans le prétexte de l’anniversaire, je n’aurais pas la chance que le son de sa voix résonne encore aussi clairement dans ma tête.

Parce que nous sommes tous très occupés, on habite loin les uns des autres, il peut se passer six mois sans que l’on s’appelle. Avec de vrais amis de longue date, le silence n’est pas un souci.

Même si je trouve cette habitude un peu futile entre adultes, je suis heureuse que son anniversaire
ait été l’occasion de se parler deux fois en deux jours.

Je ne dis pas que je vais me mettre d’un seul coup à aimer souhaiter tous les anniversaires
mais en tous cas, c’est sûr, j’y serai plus attentive.

Dans mon sentiment d’éternel présent, j’ai toujours le temps.
Mais le temps s’écoule et s’arrête parfois brutalement,
et les convenances des anniversaires dans mon cas me le rappellent.

Heureusement qu’elles sont là pour les personnes comme moi.

Il n’y aura pas de newsletter pendant quelque temps, les amis. Je vais aller à droite et à gauche alors j’aurais moins le temps pour écrire.

J’ai des personnes chères à aller voir,
et quelques anniversaires que je n’ai pas souhaités
à rattraper par une présence en chair et en os.

La vie continue quelle que soit la peine que l’on éprouve.
Mon ami était un être souverain.
Un Homme capable de poursuivre sa route même accablé par le chagrin et les épreuves sur son chemin.
Alors, il me botterait les fesses, s’il me voyait ne pas travailler ou me morfondre.

Comme pour nombre d’entre nous, la vie ne m’a pas épargné des pertes. J’ai perdu un nombre important de personnes autour de moi par accidents, suicides ou maladies. Le deuil est une étape de la vie à traverser. C’est celle qui nous fait le plus souffrir.

On peut s’effondrer ou en sortir grandi même avec le cœur brisé. Ça dépend de la façon dont on parvient à voir les choses, avec le temps. Une opportunité de l’avoir connu ou une calamité de l’avoir perdu.

Un proverbe italien dit : « mille jours de souffrance pour une journée d’abondance. »

Je ne suis absolument pas d’accord avec ce proverbe.
J’ai vécu bien plus de mille jours d’abondance puisque l’on se connaissait depuis 23 ans, j’aurais des jours de souffrance, des mois, puis avec le temps je ne repenserais qu’à nos jours d’abondance.

Parce que c’est ainsi que je veux, que je décide de voir les choses.

Je vais écrire un peu moins, pour avoir un peu plus de temps, mais
bien sûr, les quêtes héroïques et les formations continuent, c’est l’avantage d’internet de pouvoir travailler n’importe où avec une connexion wi-fi.

J’ai une cliente du Canada qui vient de commencer une quête héroïque au delà des apparences, alors je crois qu’elle comme les autres gens qui me font confiance, s’en foutent que je sois à Paris ou en Savoie, tant que je suis présente et à 100 % investie dans votre réussite.

Et si la mort des êtres que l’on aime nous apprend un truc, c’est que le temps est précieux. Et que l’on a qu’une seule vie pour faire ce que l’on a faire.

Au plaisir d’aller de l’avant ensemble, on se retrouve sur Skype, WhatsApp ou au téléphone.

Marjorie Easy Coach

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2 réponses à « L’anniversaire que j’aurais regretté toute ma vie de ne pas avoir souhaité »

  1. Toutes mes condoléances. C’est l’occasion de se rapprocher de celles et ceux qui sont encore là…
    Bon courage Marjorie, à bientôt.

    1. Merci Sandro ! oui c’est exactement cela !
      A très bientôt.

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