Pourquoi en France, on n’apprécie guère les gens qui ont du succès ?


Business Coaching, Wild coaching

Je ne sais pas si tu as remarqué, mais les Français entretiennent un rapport ambigu avec le succès, l’argent et la notoriété.

Et peut-être que tu fais partie comme moi, des personnes qui n’ont pas une confiance en eux infaillible et que tu as loupé des opportunités parce que tu ne te sentais pas légitime.

Est ce seulement un problème d’estime de soi ou aussi un problème de société ?

Je t’explique mon point de vue.

L’autre jour, j’écoutais une super interview de Idriss Aberkane sur YouTube et je suis allée lire les commentaires.

Idriss Aberkane, si tu vas un peu sur Facebook, tu as déjà probablement déjà vu des extraits de conférence où il vulgarise des neurosciences. Il utilise beaucoup de métaphores, un langage simple et accessible pour parler de choses très compliquées.

Bref, Idriss grâce à son style décontracté et son langage populaire permet à n’importe qui de commencer à réfléchir à ce qui se passe dans notre cerveau.

Mais, alors qu’est-ce qu’il se prend dans les dents !

Parce que son livre est un succès populaire, il est décrédibilisé.

On lui reproche d’être arrogant, trop sûr de lui

d’avoir gonflé ses diplômes et par conséquent de ne pas être légitime,

puis, il gagne de l’argent donc il ne peut pas être sérieux !

Gloups !

Pour les sciences, si tu n’as pas l’aval de la communauté, tu n’es pas crédible.

Pour l’art, si tu ne crèves pas la dalle, ou si ton âme n’est pas torturée, tu n’es pas un artiste.

Pour le commerce, si tu as de l’ambition, tu es un pourri ou un escroc.

Si tu as le projet d’écrire un livre, de monter un business en ligne, un commerce ou n’importe quelle activité qui pourrait te rapporter de l’argent, de la notoriété ou du succès,

en France, on ne te félicitera pas.

En surface, oui.

Les gens te diront que c’est bien d’avoir de l’ambition, des projets, de poursuivre ses rêves.

Tout ira bien, tant que tu ne réussis pas.

Et cela, c’est dans notre culture. Fondamentalement dans notre culture.

C’est une américaine qui explique son point de vue sur le succès et l’argent sur le forum de Quora.

Selon elle, la société américaine est basée sur la culpabilité et la société française sur la honte et l’humiliation.

Bien évidemment, je parle d’une manière générale pas de cas isolés, comme toi ou moi qui réfléchissons un peu plus loin que le bout de notre nez.

Les Américains sont élevés dans le culte de la réussite individuelle. « Quand on veut, on peut ».

Si tu ne parviens pas à avoir la vie que tu veux, c’est de ta faute et uniquement de ta faute.

Du coup, ils se sentent obligés de réussir pour ne pas trimballer une chape de culpabilité sur le dos et cela ne vient à l’idée de personne de se moquer ou attaquer quelqu’un qui réussit dans son activité.

Au contraire, on va culpabiliser les plus faibles et ceux qui n’y parviennent pas et bien leur mettre le nez dans leur caca. « Ouf, je suis meilleur que lui ! »

En France, on est élevé dans le culte de l’égalité. « on est tous pareils ».

Tu as le droit de réussir, mais ferme là ! Surtout que cela ne se voit pas.

Parce que ta réussite, ta singularité, ton indépendance incommode les valeurs égalitaires de la société.

Alors, on va te foutre la honte.

Contrairement à un américain, la société va t’humilier sur ta réussite individuelle. Et chercher toutes les failles dans ton parcours, dans tes études, dans ta personnalité pour bien te mettre le nez dans ton caca.

Tous les moyens seront bons pour te décrédibiliser, te diaboliser, te comparer afin de se rassurer. « Ouf, il n’est pas mieux que moi ».

Et cette idéologie nous imprègne qu’on le veuille ou pas.

Contrairement aux Américains notre self-estime est très basse lorsque l’on arrive dans la vie active.

Parce que l’enjeu n’est pas de se dépasser individuellement, mais de trouver une place dans la société.

Une place qui t’évitera de recevoir les coups et le regard désapprobateur de la moyenne. « Pour qui il se prend celui-là à péter plus haut que son cul ! »

Tu te prends pour un écrivain ? Commence par lire tous les classiques et on fera un contrôle pour savoir si tu es digne de faire le même métier que Victor Hugo !

Tu veux être entrepreneur ? OK, bah alors on va te taxer à mort et te saigner à blanc, ça t’apprendra à vouloir indépendant !

Tu veux être scientifique ? Pas de problème à condition que tu suives la voie et le jargon officiels sinon tu n’auras aucun budget ni laboratoire à ta disposition !

Et tu vois, avant même de se lancer dans un embryon de projet,

on sait qu’il va falloir se justifier, montrer patte blanche, faire preuve d’humilité,

s’excuser de vouloir sortir du lot,

afin de prouver aux autres que l’on ne cherche pas à être meilleur qu’eux,

mais simplement à être nous-mêmes.

Pour un américain, c’est normal de chercher à être le meilleur. Et l’inverse qui est très mal perçu dans la société.

Dans la culture de la honte, c’est la différenciation qui est très mal perçue.

Avant même de commencer, on sait que l’on nous reprochera

notre ambition, notre intelligence et notre créativité,

mais aussi nos lacunes, nos défauts et nos failles.

Que l’on parle de Marc Lévy, Idriss Aberkane ou d’un entrepreneur, on cherchera à l’humilier avec ce qu’il n’est pas plutôt que de voir ce qu’il est.

Tu vois, j’ai mis 20 ans à m’autoriser à écrire de la science-fiction. Parce que je ne voyais que ce que je n’avais pas.

20 ans à essayer de combler des lacunes avant de croire que j’étais assez légitime et de commencer la première ligne.

20 ans avec des limites purement imaginaires. Pas les limites que mon éducation m’a refilées, les limites de la peur d’être rejetée et humiliée publiquement, si je tentais de sortir du rang.

Bien que j’ai toujours été à mon compte et indépendante, publier un livre restait un tabou dans ma souveraineté intérieure.

Le fameux syndrome de l’imposteur.

Tu vois, c’est une de mes thématiques récurrentes et la formation ODAS, je l’ai créée uniquement pour cela. Je sais à quel point c’est difficile de s’AUTORISER à gagner de l’argent, avoir du succès et de la notoriété.

J’aime beaucoup Idriss Aberkane parce qu’il fait la différence entre ce qui est du ressort de la psychologie et de la biologie/chimie (automatique).

Et s’AUTORISER le succès ne dépend pas que de la psychologie, il y a aussi des aspects physiques et ataviques à prendre en compte et c’est ce que je t’apprends.

Réserve ta place en suivant  ce lien pour ton coaching sur mesure. 

 

Marjorie Easy Coach

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