Est-ce que le mieux est nécessairement l’ennemi du bien ?


Easy coaching, Wild coaching

On connaît tous cette expression : « le mieux est l’ennemi du bien »,
mais qu’est-ce que cela sous-entend dans notre vie quotidienne ?

Déjà, la vraie citation est celle de Montesquieu : « Le mieux est le mortel ennemi du bien ».
Avouez que cela claque déjà plus dans l’esprit avec l’adjectif mortel.

Mais qu’est-ce qu’il veut nous dire Montesquieu avec cette phrase ?

Pour lui « mieux que bien » est la recherche de la perfection.
Et en soi cette quête de perfection est un vice majeur.

Car cette quête de perfection est nuisible au but que l’on poursuit.
Selon Montesquieu, c’est même un piège qui sera fatal au but que l’on poursuit.
La recherche du mieux avant de faire le bien, est une quête vouée à s’enliser, sombrer dans l’échec.

Car pour lui avant de parfaire, il faut déjà faire.

Alors êtes-vous d’accord avec cette conception des choses ?

Êtes-vous perfectionniste ?

Moi, je ne suis pas du tout une perfectionniste et pourtant, je pourrais vous donner des dizaines d’exemples de situations que j’ai foirés en voulant faire mieux que bien.

Là en ce moment, je suis un peu dans ce trip-là.
Je suis coincé avec mon roman, parce que je veux mieux que bien et du coup, j’écris péniblement.

Chaque phrase, chaque idée est laborieuse parce que sans m’en rendre compte, je suis en train de vouloir parfaire ce que je n’ai pas encore fait !

Pourquoi je tombe dans ce piège mortel pour mon but comme le dit Montesquieu ?

Intellectuellement, je sais parfaitement que je dois faire avant de parfaire et que mon comportement actuel me fait faire des conneries et perdre du temps.

Je partage avec vous, ce que je comprends aujourd’hui de mon attitude.

Je m’étais promis de finir au moins le premier jet de mon roman avant le mois de mai.
Pour avoir le temps en mai de faire la réécriture, les corrections, la couverture, le pitch de 4e de couv, etc.

Or nous sommes le 3 mai et je n’ai pas fini du tout le premier jet.

Alors qu’est-ce qui se passe dans ma tête ?
Bah, il y a un conflit d’intérêts.

Je vois le temps défiler alors inconsciemment je me suis mise en mode rattraper le temps perdu.
Écrire bien mieux tout de suite plutôt que de perdre du temps à la réécriture.

Dans mon cas, cette quête de perfection n’est pas dans un but idéaliste, mais essayer de me rapprocher le plus possible de la promesse que je m’étais faite.

Évidemment, cette stratégie inconsciente est mortelle pour mon roman. Au lieu d’avancer, il s’enlise dans la complexité, la douleur de pondre une phrase, la relecture permanente.

Si je continue comme cela, c’est clair que ce roman n’est pas près de voir le jour.

Alors que faire, vous dites-vous ?

Déjà, il faut en prendre conscience. Moi, c’est seulement aujourd’hui que j’ai compris alors que cela fait 15 jours que je galère sur 5000 mots !

( en comparaison pour la newsletter, j’en écris presque 1000 par jour)

1) Prendre conscience que l’on cherche le mieux au lieu de faire le bien.

Deuxièmement, il faut renégocier avec son inconscient.
C’est-à-dire qu’il faut rebattre les cartes.

Avec les délais que je m’étais fixés, j’avais distribué des cartes et des instructions à mon inconscient, mais comme j’ai perdu la partie en cours, il faut lui donner de nouvelles instructions, une nouvelle donne.

Pour négocier avec mon inconscient, je me parle à moi-même :
« ok, j’ai merdé pour tout un tas de raison, le mois d’avril a été un peu compliqué, je n’ai pas tenu mes propres engagements,
alors je décide de fixer un nouveau délai pour finir le premier jet, je décale le délai pour la réécriture et tout le reste. »

2) Ne pas laisser l’inconscient nous diriger et reprendre en conscience un plan d’action

Si vous souhaitez apprendre les 2 choses indispensables à respecter pour négocier avec son inconscient, il vous suffit de réserver votre séance d’Easy Coaching. Pour les personnes qui souhaitent être souveraine et au contrôle de leur mental, apprendre à negocier avec l’inconscient sont les 90 € de formation les mieux investis de votre vie. La formation est en présentielle uniquement par Skype ou Whatsapp. 

Croyez-moi ou pas, mais juste admettre consciemment qu’on est parti sans le vouloir en bad trip
« je vais rattraper le temps perdu »
ou pour vous si vous êtes perfectionniste :
« je suis en plein dans mon vice, c’est-à-dire en quête de perfection »

Et bah cela change tout.

Parce que du coup, il devient possible de prendre le recul nécessaire et d’agir non plus pour le mieux, mais pour le bien.

Car comme nous le dit Montesquieu, le mieux ne peut jamais précéder le bien. Car si le mieux précède le bien, il devient le bien et du coup on peut toujours faire mieux ! Et du coup, le but devient comme un chien qui se mord la queue.  Et un chien qui se mord la queue, tourne en rond sur lui-même.

Est-ce que le mieux est le mortel ennemi du bien ?

Qu’en pensez-vous selon votre expérience ?

Marjorie Easy Coach

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2 réponses à « Est-ce que le mieux est nécessairement l’ennemi du bien ? »

  1. Hello Marjorie,
    Ah la deadline… c’est pas toujours évident de la tenir quand on pratique des activités complètement différentes. J’en sais quelque chose.
    Je suis plutôt d’accord avec cet adage. Parfois on en fait trop, en rajoutant un dernier ingrédient à une recette de cuisine, une dernière retouche sur un dessin… c’était déjà bien et en voulant faire mieux on peut tout gâcher. C’est valable pour toutes les disciplines je pense.
    Mais il faut déjà définir ce qu’on estime être bien. Si tu n’arrives pas du tout à ce que tu voulais au départ, ça peut être légitime de ne pas être satisfaite. Des fois on aborde la chose sous le mauvais angle et il faut tout revoir depuis le début. Du moins le début de la partie qui ne te convient pas.

    En ce qui concerne l’écriture en particulier, je pense que vouloir un premier jet parfait c’est juste impossible. Ce n’est pas une perte de temps de réécrire. Lâche-toi, pose les bases, ce n’est pas grave si c’est pas génial à 100% tout de suite. L’avantage par rapport à une sculpture ou une autre création matérielle, c’est qu’avec un texte on peut toujours le retravailler jusqu’à sa publication. On peut toujours couper ce qui est en trop.
    Là aussi, peut arriver un moment où on a voulu rajouter un élément de trop et l’ensemble perd de son harmonie. Il faut savoir s’arrêter. Mais tu n’en es pas encore là 😉

    Il m’arrive de prendre conscience au moment de l’écrire qu’une scène ou un chapitre n’est pas terrible, par rapport à ce que je souhaite faire.Je vais quand même au bout, car il y a toujours un petit quelque chose au moins qui me convient. Ça me permet de poser la scène et de mieux voir ce qui cloche quand je la relis. J’ai déjà une vue d’ensemble et je vois mieux ce qui ne me convient pas.
    L’important c’est d’avancer 🙂

    1. Hello Sandro
      Et oui la deadline, c’est à la fois une tyrannie et un moteur. Sans deadline, je ne réaliserais pas grand-chose mais c’est aussi une grande source d’auto-déception quand je ne parviens pas à tenir ma parole. Je le ressens comme un parjure et c’est pas évident de retrouver l’énergie et l’enthousiasme avec cette sensation.

      En ce qui concerne savoir distinguer le bien du mieux, c’est une question de critères quel que soit le but visé. (amour, travail, relation, art, etc)
      Selon moi, on atteint le « bien » quand on réunit nos critères (personnels), on va dans le « mieux » quand on veut dépasser nos critères. Par exemple, je ne suis pas une perfectionniste car mes critères bien qu’exigeants sur certains points et laxistes sur d’autres sont arrêtés et définis. Alors que les perfectionnistes sont aussi des idéalistes et n’ont pas de critères arrêtés. Du coup pour eux, c’est difficile de savoir quand les conditions du « bien » sont réunies afin de s’arrêter.

      Oui, je suis bien d’accord avec toi, l’écriture peut toujours se retravailler. Heureusement d’ailleurs 🙂 j’ai perdu cette arrogance et illusion de vouloir pondre un livre publiable au premier jet. Je sais qu’il faut prendre le temps mais c’est justement le temps qui me manque, pas l’humilité de devoir réécrire mon premier jet. Comme tu dis, l’important c’est d’avancer et ce qui est difficile actuellement, c’est de parvenir à gérer mes conflits d’intérêts pour réunir à nouveau mes critères du « bien » et pas m’éparpiller dans le « mieux » avec des critères de temps et d’objectifs irréalisables.
      Toute la difficulté quand on se déçoit profondément est de retrouver assez de sérénité pour retrouver ses critères.

      Merci Sandro de partager ton expérience d’écriture avec nous.

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