Comment restreindre la liberté des individus ? En les faisant passer pour des faibles et en glorifiant les émotions.


Héroïc coaching, Wild coaching

Hier, j’ai vu traîner un post sur Facebook,
qui m’a fait saigner des yeux.
Les likes et les partages ont fait saigner mon cœur.

« Ma liberté s’arrête là où commence la souffrance des autres »

Gloups !

L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on.
Et le Diable, et je ne vois pas d’autres explications rationnelles pour expliquer cette phrase, doit se frotter les mains de voir à quel point les hommes aiment se mettre eux-mêmes leurs chaînes.

Ces gens qui postent sur Facebook l’ignorent, mais ils me font souffrir atrocement, à écrire de telles absurdités,
ils insultent profondément mes croyances en la liberté individuelle et ma vision du monde.
Je ne peux pas les laisser dire de telles choses qui blessent ma dignité de femme libre et souveraine. D’une femme qui se définit par ses réalisations et non pas par les souffrances que j’ai réussi à surmonter.

En colportant l’idée que la liberté est aléatoire et subjective, ils me font souffrir énormément.

Si j’en crois leur idéologie,
ma souffrance est leur limite à leur liberté d’expression. Ils n’ont pas le droit d’écrire cela !

C’est vrai quoi !
On ne parle jamais de la souffrance des libertariens qui voient chaque jour un peu plus leur liberté se restreindre.

Du coup je fais quoi ? Puisque d’après leur propre principe, ils empiètent sur ma liberté en me faisait souffrir.
Je leur interdis de s’exprimer ? #arrêtezdefairesouffrirlecoeurdesgensquicroientàlalibertétoutcourt

À moins que je ne fasse rien du tout comme la majorité des gens attachés à la LIBERTÉ.

Peut-être parce que les personnes libres et de bons sens ne passent pas leur temps à gémir sur leur souffrance et qu’ils croient à un principe fondamental :

«La liberté s’arrête où commence celle des autres »

Si je conditionne ma liberté à la souffrance des autres, je ne plus rien faire, rien dire, ni rien posséder qui ne fasse souffrir:
les blondes, les petits, les gros, les obèses, les noirs, les juifs, les Arabes, les cheminots, les Chinois, les patrons , les femmes, les aveugles, les sourds, les lesbiennes, les gays, les transgenres, les sisgenres, les cissexuels, les androgynes, les gauchos, les fachos, les chômeurs, les geeks, les végans, les carnivores, les albinos, les vidéastes, les auteurs, les commerçants, les victimes de cancer, d’alzheimer, de diabète, sans parler de l’association de défense des bébés secoués.

Petit conseil d’ami :
Ne dites jamais à mec qui poste sur Facebook « ma liberté s’arrête où commence la souffrance des autres » qu’il a été bercé trop près du mur.
Parce que sans le savoir vous portez une grave atteinte à la dignité de tous les bébés secoués dans le monde !

Gloups ! Je me suis exprimée à la légère, je n’avais pas pris en compte cette souffrance !

Du coup, j’ai bien une autre métaphore qui me vient en tête pour lui dire qu’il n’a pas été fini normalement, mais c’est très vulgaire. J’ai beau le penser très fort, je suis bien élevée. Puis de toute façon, moi, je n’ai pas le droit de le faire souffrir en contestant sa vision du monde avec mon commentaire sur ma vision du monde. #jemenfousdetesssouffrancesdelibertarienne

Gloups !

Ça va devenir compliqué de s’exprimer à l’avenir, si ça continue comme cela !
Il y a une hiérarchie dans la souffrance humaine. Au sommet de la souffrance, il y a évidemment les intouchables. Des « ça va, ça passe encore » et puis, des que tu peux traîner dans la boue avec la bénédiction des autorités et des associations LGBT, Social Justice Warrior and co.

Si on oublie ces susceptibilités et que l’on reste aux fondamentaux :
ma liberté s’arrête où commence celle des autres et par extension,
celle des autres s’arrête où commence la mienne.

Comme dirait Orelsan : simple, basique !

Ça marche bien comme principe. Tu fais et dis ce que tu veux tant que tu n’empiètes pas sur mes droits constitutionnels. Et tu me laisses faire et dire ce que je veux tant que je n’empiète pas sur tes droits constitutionnels. Nos susceptibilités, nos histoires personnelles, nos émotions, nos souffrances n’ont rien à faire avec le droit !

Une Constitution, ce n’est pas fait pour les chiens, mais pour se protéger des intégristes, tyrans au pouvoir, ou des « monsieur je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi » afin de garantir la liberté :

– Liberté de se posséder soi-même, c’est-à-dire le droit à disposer de son corps et de son esprit à sa guise
– Liberté d’expression et de culte, c’est-à-dire pouvoir exprimer son opinion ou sa foi sans craindre de mesure coercitive
– Liberté d’agir, c’est-à-dire de voyager, de travailler d’entreprendre, de faire du commerce, etc.
– Liberté de propriété, c’est à dire le droit de disposer de ces biens matériels comme immatériels.

Mais on ne peut pas s’arroger ses droits et les minimiser pour d’autres.

Comme si ces droits constitutionnels ne se réduisaient pas déjà à une peau de chagrin avec l’arsenal législatif et répressif de nos chers gouvernements,
allez rajoutons-nous des chaînes. #identifietoiàmasouffranceetfermetagueule

Restreignons de nous-mêmes notre liberté d’expression et d’action afin que personne ne souffre.

L’humanité a juste mis 5000 ans avant de trouver des principes de liberté qui soient universels, mais, on s’en bat les cacahuètes.
Réécrivons l’histoire pour soulager les souffrances, censurons l’art pour ne pas offenser les plus prudes ou religieux, retirons le neutre dans l’écriture afin que tout le monde puisse y voir le reflet de son identité sexuelle sans se sentir exclu.

Même plus besoin de niveler par le bas, de museler la parole,
pour faire de nous un peuple de moutons souffreteux,
les élites qui nous gouvernent doivent bien se fendre la gueule,
la bien-pensance réussit là où même les terroristes islamistes échouent.
#tousunisdanslasouffrance

Et pourquoi ceux qui veulent réduire la liberté d’expression et d’action à la subjectivité ne le feraient-ils pas ? Ils ont le champ libre.

Puisque par définition les gens qui défendent la/les libertés objectives et de droit ne s’opposeront jamais à eux. Vous, moi, c’est dans notre ADN de laisser les autres faire ou dire ce qu’ils veulent même si moralement cela ne nous convient pas du tout.

Le pire dans ce post Facebook, c’est qu’il part d’une bonne intention. Je suis certaine que la personne qui l’a écrit est profondément persuadée d’avoir une attitude humaniste et progressiste.
#tuesunebrutesanscoeursitunepartagespasmonopinion

Définir les droits et liberté des Hommes en fonction de leur souffrance et de leurs émotions, les philosophes grecs ou ceux du siècle des Lumières doivent se retourner dans leurs tombes, les pauvres.

C’est déjà bien plus long que ce que je voulais écrire alors je vais conclure en une phrase. Comprennent ceux qui le peuvent ou le veulent.
Règle d’or et absolue de toutes les formes de manipulation existantes, depuis la nuit des temps :

maintenir à tout prix un individu dans ses émotions.

Et même moi, qui prône la souveraineté intérieure, qui forme les gens à se servir de leurs trois centres : le centre instinctif, le centre émotionnel et le centre mental, pour ne pas se faire manipuler, c’est difficile de ne pas tomber dans le piège des émotions.
Comment réfléchir et prendre du recul quand l’autre en face ramène tout à la souffrance ou aux émotions. C’est quasiment impossible sauf si tu sais comment basculer d’un centre à l’autre pour ne pas tomber dans l’émotion.

Savoir se servir de ses centres ça aide sur un post Facebook, mais aussi devant un gamin qui fait un caprice, un patron à qui vous devez demander une augmentation, ou ne pas grignoter le énième chocolat de la journée.
Savoir quitter les émotions en un claquement de doigts pour retrouver son instinct/intuition ou ses plus hautes valeurs morales, selon la situation, ça s’apprend, ce n’est pas naturel du tout.

La formation sur les 3 centres coûte 120 €. 2 x1heure de consultation via Skype ou Whatsapp. À la fin de chaque séance, vous recevez le récapitulatif des points essentiels abordés ainsi que la stratégie sur mesure mise au point ensemble en fonction de votre personnalité.

Au plaisir d’aller de l’avant ensemble, on se retrouve sur Skype, WhatsApp ou au téléphone.

Marjorie Easy Coach

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2 réponses à « Comment restreindre la liberté des individus ? En les faisant passer pour des faibles et en glorifiant les émotions. »

  1. J’adore et c’est tellement hors de la pensée habituelle. Tu secoues les puces de la pensée « bien-pensante » et remets les choses à leur vraie place. Oui, je suis persuadée que la personne qui a posté cette phrase pensait bien faire et avoir « la bonne pensée ». Nous sommes tellement conditionnés par notre société judéo-chrétienne, tout ce qui tourne autour de la souffrance, ne pas faire mal à l’autre, ne pas être égoïste, ne pas trop penser à soi. C’est une forme de manipulation aussi, évidemment. Tout ce merdier avec cette hiérarchie et cette confusion voire ignorance entre émotion/instinct/mental me fait penser à certains de mes amis qui me disent parfois « Oh, je n’ai pas le droit de me plaindre, quand on pense aux pays en guerre ou juste à ceux qui ont une situation pire que moi ». Je leur fais toujours la leçon en leur disant qu’il n’y a rien à comparer, la souffrance de chacun lui est bien personnelle est bien réelle et sous prétexte qu’elle semble moins terrible qu’une autre, il n’aurait pas le droit d’être mal ? Bon, bien sûr il faut aussi savoir relativiser mais nos souffrances sont là, elles ont le droit d’exister. Bon, je me suis égarée du sujet de base. Je comprends que pour être aux commandes de notre vie, il faut apprendre à gérer nos 3 centres et éviter ainsi d’être abusé, manipulé.

    1. Hello Marjorie
      Bien d’accord avec toi. La souffrance de chacun est réelle. C’est pour cette raison qu’on ne pas mettre les frontières de la liberté à partir de cas individuel.
      Bien sûr qu’il faut relativiser mais les « faut pas se plaindre, y a pire que nous », c’est quand même niveler les gens par le bas. Imagine un fabricant d’electro-ménager qui dirait à ses ingénieurs, « tant que cela ne prend pas feu, c’est ok ! » C’est un peu ce qui se passe aujourd’hui. Ne cherchez pas l’excellence, contentez-vous de ce que vous avez, ça pourrait être pire !

      Je crois que l’on tombe tous dans le piège des émotions parce que c’est ce qui demande le moins d’effort et d’imagination. On prend les choses comme elles viennent, comme on les sent. Pas besoin de réfléchir ni de faire appel à sa conscience. On le ressent donc on vit nos émotions comme une vérité. C’est pour cela que c’est l’arme absolue de la manipulation. Dès l’instant que tu quittes le centre émotionnel, tu peux réfléchir, anticiper et analyser avec le mental ou écouter ton instinct et tes intuitions et vérifier que c’est conformes à tes intérêts prives, à tes valeurs et à ta conscience.

      Quand tu te sers de toutes tes capacités, tu n’es plus manipulable, ni par tes enfants, ni par ton conjoint, par la pub, ni par la « société ». Tu es influencé mais pas manipulé et je crois que c’est une grosse distinction pour être aux commandes de sa vie.
      Merci Marjorie de ton partage.

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