Comment nos parents nous enseignent à éprouver de la culpabilité à la place de la colère. Et pourquoi nous devrions réhabiliter la colère.


Héroïc coaching, Wild coaching

Petite histoire pour comprendre comment, sans le faire exprès, nos parents bousillent notre estime personnelle en nous culpabilisant et en nous empêchant d’exprimer l’émotion primaire de la colère. La plage est évidemment une métaphore.
Dans ton cas, le petit malotru/envahisseur était peut-être ton frère, ta sœur ou un copain de classe.

Imagine, tu es tout petit,
tu as 2/3 ans et tu joues tranquillement sur la plage,
avec ton seau et ton râteau.

Tu es plongé dans ton petit monde imaginaire et tu n’as pas envie
de jouer ou partager avec les autres, à ce moment précis.

Un petit malotru de ton âge lorgne sur ton seau et ton râteau.
Lui il veut jouer avec toi, enfin surtout avec ton seau.
Et il cherche par tous les moyens à se l’accaparer.

Forcément, ça t’énerve tu ne veux pas lui donner et tu ressens de la colère face à ce petit envahisseur. Il insiste lourdement et te pique ton seau.

Par réflexe, tu lui fous un coup de râteau sur le nez pour qu’il lâche le seau,
le petit malotru pleure et court chialer sur la serviette de plage de sa mère. « Aie, ça fait mal ! »
Il a compris qu’il ne fallait pas envahir le territoire des autres sinon il y avait des conséquences,
et toi tu t’es respecté et tu as fait respecter ta propriété.

Tu es content, tu peux continuer à jouer avec ton seau et ton râteau.

Sauf que….

Ta mère t’a vu mettre un coup de râteau sur le nez de l’envahisseur.
Elle ne va pas te féliciter d’avoir défendu tes intérêts. Non, non non !

Elle va te culpabiliser d’avoir fait pleurer le petit malotru.

« Ce n’est pas bien, faut partager ! » « On ne tape pas les autres enfants » « Faut être gentil » « Va jouer avec lui »

Souviens-toi, tu as deux ou trois ans,
tu n’as absolument pas les mots pour expliquer à ta mère que tu n’as fait que te respecter et respecter tes envies du moment.

À ce moment-là, tu ne voulais pas partager, mais ta mère ne comprend pas cela, car elle ne sait pas ce que tu ressens.

Elle regarde avec ses yeux adultes. Elle s’excuse auprès de la mère du malotru.
Elle t’oblige même à prêter le seau et le râteau pour faire cesser les pleurs du geignard.

Toi, tu viens de comprendre que faire respecter son territoire et te respecter n’apportait aucune félicitation, mais un véritable sentiment de mal-être.

Tu étais tout fier et content maintenant, tu te sens impuissant et frustré, voire honteux d’avoir contrarié ta mère alors que tu voulais juste jouer tranquillement.

Le malotru constate qu’en chialant, il obtient ce qu’il veut. De son côté, il vient de comprendre comment ses pleurs peuvent influencer le cours des choses sur d’autres mamans que la sienne.

Sans intervention adulte, ni toi ni le petit malotru n’auriez développé de sentiments que vous n’étiez pas en âge de comprendre.

En colère, tu lui mettais un coup de râteau sur le nez, l’autre pleurait mais n’allait pas se réfugier vers un adulte.

Comme un enfant déteste voir un autre être humain pleurer, parce que cela provoque en lui l’émotion primaire de la tristesse, face à ses pleurs tu éprouvais un sentiment complexe de compassion et tu lui prêtais ton seau pour le consoler.

Il arrêtait de pleurer en comprenant tout seul qu’il valait mieux coopérer qu’user de la force,
vous partagiez le seau et le râteau,
et vous jouiez ensemble dans la joie simple et primaire des enfants de cet âge.

Si personne n’était intervenu, ton estime personnelle et celle du petit malotru étaient préservées.
Tu savais comment te respecter et te faire respecter et le petit malotru avait appris à respecter le territoire et les besoins des autres.

Au lieu de cela, tu as appris a te sentir coupable sans raison, à faire passer les intérêts des autres avant les tiens pour ne plus que ta mère te fasse ressentir ce sentiment de mal-être.

Désormais, tu retourneras la colère contre toi pour ne plus jamais être humilié de la sorte.

Adieu ton innocence et les émotions simples, tu viens de faire l’expérience des sentiments complexes comme la honte, l’impuissance, l’humiliation ou l’injustice.

Quant au petit malotru, dès qu’il aura l’occasion de retourner chialer dans les jupes de sa mère, il réessaiera, car c’est un raccourci pour obtenir ce qu’il veut.
Lui, il a appris de cette expérience, la manipulation et le chantage émotionnel au lieu d’apprendre que ses actes ont des conséquences.

 

Avant tes 7 ans, à chaque fois que tu voudras laver ton honneur, faire respecter tes besoins ou ton territoire, une sonnette d’alarme retentira dans ton cerveau. « Fais pas ça malheureux ! Tu te souviens ce qu’il s’est passé la dernière fois que tu as voulu te respecter et te faire respecter ».

Et c’est ainsi que tout petit, sans le faire exprès, on t’a appris à renoncer à tes intérêts propres, à ta souveraineté intérieure. À ne pas écouter tes émotions primaires et à n’utiliser que les émotions complexes (que tu n’étais pas en âge de comprendre) pour interpréter le monde.

Toutes ces conséquences à cause d’un coup de râteau sur le nez, d’une expérience dont tu ne te souviens même plus ?

Oui ! Il a dû se passer un truc comme cela quand tu étais tout petit mais tu ne peux pas t’en souvenir car tu n’avais pas les mots pour cela.

Si tu te sens coupable sans raison,
si tu considères que tu es responsable des émotions des autres,
si tu as pris l’habitude de porter le fardeau des autres sans que l’on te l’ait explicitement demandé,
et que cela te pourrit la vie maintenant que tu es adulte.

Tu as sûrement été habitué à faire taire ta colère en la remplaçant par la culpabilité et la honte d’avoir des besoins et envies personnels. Il fallait faire plaisir aux autres, même aux malotrus et envahisseurs pour avoir la paix.

En réalité, c’est assez facile pour rectifier le tir et rétablir ta souveraineté intérieure. Il suffit de :
* Comprendre deux ou trois trucs sur les émotions primaires et surtout sur la colère (c’est-à-dire regarder la colère avec tes yeux adultes pas avec ceux du petit enfant qui a été humilié à un moment donné)
* Écouter quelques audios MP3 d’auto-hypnose que je te concocte sur mesure en fonction de ton histoire et de tes difficultés
* Réserver quelques séances d’Easy Coaching

ou alors, tu fais très fort d’un seul coup et tu entames avec moi le parcours héroïque

L’Effet Spartacus Briser Les Chaînes Du Passé

Au plaisir d’aller de l’avant ensemble, on se retrouve sur Skype, WhatsApp ou au téléphone.

Marjorie Easy Coach

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