10 minutes pour écrire une histoire grâce à la modélisation

Montre en main : 10 minutes pour écrire et s’entraîner à la structure narrative

Pour écrire des histoires, le mieux c’est de s’entraîner. Aujourd’hui, je vous propose un exercice de modélisation pour écrire une histoire en 10 minutes maximum. L’idée n’est pas de pondre un chef-d’œuvre mais de s’entraîner à écrire une histoire complète avec l’aide d’une trame.

J’illustre la plupart du temps mes propos avec des films. Et bien pour une fois, on va se servir d’une chanson comme guide et entraîneur.

Pourquoi une chanson ?

Parce que c’est court ! En moins de 600 mots (en moyenne) il faut réussir à raconter une histoire et faire passer des émotions. Bien sûr la musique accompagne le texte pour donner une dimension supplémentaire. Mais nous allons nous concentrer uniquement sur le texte et sa structure  comme modèle.

Pour l’exemple, on va prendre «  La Sorcière et l’Inquisiteur » des Rita Mitsouko. Qui du point de vue de la structure ( même si vous n aimez pas spécialement cette chanson) est vraiment très complète et intéressante à analyser de près.

 

D’habitude on fait l’inverse. On part de rien et on développe une trame pour raconter une histoire. Ce qui prend beaucoup plus de temps.

Pour les gens qui sont pressés et curieux, il est possible de travailler autrement. En modélisant une structure qui nous plaît et nous convient.

Oui, mais moi je n’aime pas copier !

Il s’agit d’un exercice pour s’entraîner à écrire et lorsque l’on ne dispose pas de beaucoup de temps, utiliser une structure permet d’aller plus vite.

L’idée n’est pas de copier mais de s’entraîner à écrire des histoires complètes en 600 mots et selon une trame déjà prête. Un peu comme un coloriage. La structure narrative de la chanson vous servira de guide et de contours mais vous décidez des couleurs à mettre dedans grâce à votre imagination.

Vous entraînez ainsi votre cerveau aux techniques d’écriture et à la précision. On s’en fout que cela rime ou pas ou que cela suive le tempo. Le but n’est pas d’apprendre à écrire une chanson mais de s’entraîner à raconter des histoires et faire passer des émotions en quelques mots.

Détailler la structure pour comprendre

Dans un premier temps, avant de laisser courir votre imagination, il vous faut comprendre comment la chanson s’articule pour pouvoir en reproduire l’effet. C’est vrai que j’aurais pu prendre une chanson plus courte pour commencer mais qui peut le plus peut le moins. Si vous vous entraînez à inventer vos propres histoires autour de cette structure, vous apprendrez sans vous en rendre compte comment :

  • faire un titre accrocheur et utiliser les archétypes
  • pitcher l’histoire
  • détailler le contexte
  • décrire les protagonistes
  • proposer un enjeu majeur
  • créer un dialogue
  • conclure avec efficacité.

Tout cela en moins de 600 mots et dix minutes maximum ! ( sympa, non ? )

D’où l’intérêt de vous entraîner sur cette structure en particulier. (oubliez la chanson on s’en fout, c’est un prétexte, concentrez-vous sur la forme) La structure de : «  La Sorcière et l’Inquisiteur » est très complète et suit les règles d’écriture de n’importe quelle fiction à succès. ( romans, films, séries TV).

  • Un conflit moral
  • Le pitch
  • Le protagoniste et son monde du quotidien
  • L’antagoniste et ses intentions
  • L’événement déclencheur
  • L’enjeu majeur
  • L’épreuve extrême
  • Le retour à la maison ( ou la récompense)

Petites précisions avant l’exercice pratique 

En modélisant pour s’entraîner on ne cherche pas à réinventer l’eau chaude ni à battre un record. Votre production n’est pas destinée à être lue par un public mais à exercer votre esprit à suivre une structure narrative. Pour une efficacité optimale ne sauter pas de lignes. Inspirez-vous de ce qui est fait et petit à petit vous verrez que vous vous détacherez complètement du texte des Rita Mitsouko.

Suivez le guide au départ et une fois que vous bien compris le parcours vous n’en aurez plus jamais besoin.

( si vous souhaitez que je vous fasse parvenir le tableau récapitulatif avec les différentes étapes n’hésitez pas à le dire dans les commentaires)

Une fois que vous avez le détail de la structure entre les mains, comptez dix minutes pour inventer une histoire avec tous les éléments pour qu’elle tienne bien la route.

10 minutes pour écrire une histoire : top chrono

Première chose déterminante : le titre

Le titre de la chanson est d’une efficacité incroyable. Il impose tout de suite le conflit moral.

Qu’est ce qu’on apprend dans ce titre ?

On a tout de suite une représentation mentale des protagonistes. Tout le monde a une représentation d’une sorcière et d’un inquisiteur.(sinon regardez Kaamelott, Elie Semoun est convaincant dans son rôle d’inquisiteur dévoué)

On sait d’emblée que les deux protagonistes suivent des destinées opposées. Leur niveau d’antagonisme est révélé dès le titre. Le titre pose les bases du conflit moral ou d’intérêt sans avoir à l’expliquer ni le justifier.

On peut situer immédiatement le contexte de leur histoire car il s’agit d’archétypes médiévaux.

=> Entraînez-vous en seulement deux mots à définir un niveau d’antagonisme. De votre titre dépendra toute l’histoire que vous allez développer car il pose les bases de la confrontation.

Puis cherchez si vous souhaitez rendre votre texte plus universel, s’il existe des archétypes pour représenter vos deux protagonistes.

Ex : le Policier et le Parrain / la femme trompée et la maîtresse, etc.

Si vous voulez transformer ce texte assez sombre en truc marrant vous pouvez imaginer des conflits d’intérêts plus légers. Le vinaigre blanc et le calcaire / Le cochon et les rillettes …

Comme je fais l’exercice en même temps  pour vous montrer,  je choisis : les petits cultivateurs et Monsanto.

– C’est pas universel et c’est pas drôle ma Petite Chérie.

– Heu … oui mais bon ! Cela me fait penser à ce conflit d’intérêt cette chanson. C’est un conflit de valeurs et tu sais à quel point j’affectionne les sujets de société.

– Je ne sais pas tu ne peux pas prendre une autre chanson ? Une plus rigolote qui passe chez Michel Drucker  ? C’est triste ton histoire. Tu crois vraiment que Michel Fugain aurait autant de succès en plombant l’ambiance avec Monsanto ?

– … Bah, non Tata Josette ! Mais, je ne suis pas une animatrice de télé. Je suis une auteure et j’écris sur ce qui a du sens pour moi. Et j ‘espère bien que tous les auteurs ou futurs auteurs écrivent aussi ce qu’ils aiment et en fonction de leurs centres d’intérêt. On modélise pour apprendre plus vite des techniques pas pour singer quelqu’un.  

Le Pitch (premier paragraphe)

La chanson démarre en racontant avec le pitch de l’histoire jusqu’à sa conclusion. On y apprend que le protagoniste transforme son antagoniste.

Ex : le policier qui fait tomber le Parrain…

La femme trompée qui tue la maîtresse de son mari….

Les petits cultivateurs qui gagnent contre Monsanto ….

=> Il vous faut décider de quelle manière l’antagoniste sera transformé. Vous n’avez pas besoin des détails à ce stade mais juste de savoir la fin. Savoir où vous voulez en venir. Les autres paragraphes vont vous servir à étoffer au fur et à mesure votre histoire.

Connaissez-vous / Comprenez vous
La chanteuse sorcière / Les cultivateurs sincères
Celle qui fit fondre  / Ceux qui firent plier
Un cœur de fer /  Une industrie mortifère
Celle qui transforma / Ceux qui acculèrent
Son tortionnaire  / Leur oppresseur
Le grand inquisiteur / Le grand Monsanto
Qui lui ouvrit son cœur / Obligé de faire profil bas et de tourner le dos

Le contexte (second paragraphe)

Courte présentation du contexte du protagoniste : où et que fait-il avant de transformer l’antagoniste ?

=> Vous inventez le contexte de votre protagoniste. Vous n’avez pas besoin d’être super précis et n’oubliez pas que vous pourrez revenir dessus si les choses ont changé.

Que fait votre policier ou votre femme trompée ? Ou mon petit cultivateur ?

On pouvait la trouver dans la forêt  / On pouvait les trouver dans les champs
Les nuits de lune pleine / De l’aube à la prochaine aurore
Où elle donnait / Où ils bossaient
Des incroyables fêtes / Comme des damnés de la terre
Et toute nue elle chante / Epuisés mais satisfaits

 

Le monde du quotidien (Troisième paragraphe)

Les capacités du protagoniste. On apprend à mieux connaître le protagoniste.

Remarquez l’emploi d’une succession de verbes d’action pour parler des capacités du protagoniste en un minimum de mots. Les verbes d’actions sont extrêmement efficaces pour évoquer des choses précises et des images dans l’esprit du lecteur ( j’en ai déjà parlé dans cet article)

=> C’est le moment où vous devez faire comprendre le quotidien du protagoniste par ses qualités ou ses capacités avant que l’antagoniste ne débarque pour mettre le bazar dans sa vie.

Que faisait votre policier, votre femme trompée ?

Et quand ça commence / quand tout commençait
Ça commence / et ils ont vite déchanté
Toute la forêt se met à parler / tous se mirent à parler
Née en transe / nés sur cette terre
De par sa mère / hérité de leurs pères
La sorcière savait / les cultivateurs savaient
Comment s’élever / comment nourrir leur communauté
Comment prier, comment soigner, / comment labourer, comment semer
Empoisonner / désherber
Comment chanter  / comment faire pousser
Et comment danser / et comment récolter

Introduction de l’antagoniste (quatrième paragraphe)

Présentation et intention de l’antagoniste. On sait pas grand chose de lui mais ses intentions sont très fortes. En quelques lignes, on sait immédiatement ce qu’il veut faire contrairement au protagoniste.

A ce stade on ne sait pas encore ce que le protagoniste va faire et l’antagoniste doit sembler redoutable.

=> Pour ajouter de la dramaturgie à votre histoire n’hésitez à rendre votre antagoniste plus fort que votre protagoniste (sa victoire n’en sera que plus intéressante) Attribuer lui des moyens ( si c’est un Parrain), une tendance à la folie ( pour la maîtresse), accentuez son pouvoir de nuisance. Bref, c’est le moment où en comparaison, le protagoniste semble faible et vulnérable.

Il arrivait dans la région / il avait le monopole
L’inquisiteur / le grand Monsanto
C’était un homme passionné / C’était une industrie puissante
L’inquisiteur / le grand Monsanto
Il voulait sauver l’humanité / il voulait asservir l’humanité
Pauvres pécheurs / en faire ses débiteurs
De l’éternelle damnation / pour l’éternité
Alors attention / aucun petit profit, tout était bon

 

Élément déclencheur ( 5eme paragraphe)

C’est le moment où tout bascule. L’antagoniste attaque le protagoniste. Il n’est pas question pour l’instant de dire pourquoi mais comment il attaque ou va nuire au protagoniste. L’élément déclencheur n’explique rien mais démarre la situation dramatique.

=> Dites ce qu’il s’est passé : où, quand, quoi. ?

Le policier est pris en otage ? La maîtresse fait bouillir le chat, façon Glenn Close dans « Liaison Fatale » ?

Ils sont venus la prendre la nuit / Il les a traînés au tribunal
Ils l’ont traînée par la chevelure / Il a gagné et et pris leur terres
Jusqu’à la chambre de torture / Sans avoir à se donner trop de mal

Contre attaque du protagoniste ( 6ème paragraphe)

Votre protagoniste ne doit pas se laisser faire sinon votre histoire sera faible. Il doit être en capacité de se défendre car de son attaque dépendra sa victoire ( n’oubliez pas que vous avez déterminé au premier paragraphe le résultat de cette confrontation.) Le protagoniste gagnera si ce n’est physiquement mais au moins moralement.

=> Servez-vous des capacités ou des qualités décrites dans le monde du quotidien. Ce qui donne vraiment une impression d’unité comme dans cette chanson. Ne répondez pas encore au pourquoi mais expliquez comment il se défend.

Le policier appelle des renforts ? La femme trompée menace la maîtresse ?

Ah son premier cri / Les premières corruptions
Éveilla son oreille / Éveillèrent leurs soupçons
Et la sorcière se mit à agir / Et les cultivateurs se défendirent
Elle le fit / Devant la cour suprême
Elle s’ensorcelle / Ils rappelèrent les règles
Et se mit à chanter / Ils croyaient en la justice
La suppliciée / Les cultivateurs zélés

L’enjeu majeur ( 7ème paragraphe)

C’est le moment de répondre au « pourquoi » ils s’affrontent. Vos personnages ont des intérêts divergents. C’est le moment d’expliquer ce qui les oppose et pourquoi.

=> Ne prenez que le parti du protagoniste. Vous pouvez montrer les actes de l’antagoniste dans le seul but de créer de l’empathie envers le protagoniste. Deux visions s’opposent. Pour la dramaturgie, le protagoniste semble avoir perdu à ce stade.

Le policier est tabassé avant l’arrivée des renforts ? La femme trompée doute de vouloir garder son mari ?

Elle était belle / Ils étaient fous
Et d’une blancheur laiteuse / Mais considéraient les fleurs précieuses
On voyait qu’elle / Comme les herbes sauvages
Aimait être amoureuse / Et l’odeur de la terre mouillée
Et sa longue chevelure / Cette terre devenue stérile
Faisait comme une couverture / Et imperméable
A peine un voile / Couverte de rares végétaux
Maintenant sale / Rendus malades par les lourds métaux

L’épreuve extrême ( 8ème paragraphe)

Vous ne pourrez aller plus dans la tension de la confrontation. Notez que dans cette structure on quitte le narrateur pour faire dialoguer les personnages. On ne raconte plus on montre ce qu’il se passe entre les deux. Les faire s’incarner par un dialogue rend vos personnages incroyablement humain.

Le policier sait qu’il va être exécuté mais gagne du temps ? La femme trompée ne doute plus découvrant que son mari vient la sauver ?

=> C’est le comble du conflit moral ou d’intérêt que vous avez déterminé au départ. Vous devez faire ressortir la bonne foi ou la mauvaise foi des uns et des autres. Il n’y aura qu’un seul vainqueur à l’issu du dialogue. L’antagoniste a gagné mais …. sa victoire ne peut être complète car une faille s’est ouverte malgré lui.

– Ah! Tu m’assassines / Tu es train de tout anéantir
– Sauve ton âme / C’est le progrès
– Ah mais tu commets un crime / Je n’ai même plus de droit de cultiver mes propres semences.
– Pauvre femme / Qu’espérais-tu ? 
– Par ma voix chante la beauté / Je porte la parole des cultivateurs
– Tu est endiablée, par ta bouche C’est le diable qui accouche Et tu voudrais bien que je te touche. D’ailleurs tu fais tout pour me plaire Et on peut dire que tu sais y faire / Tu es surtout stupide de vouloir t’opposer. Grâce à moi plus d’insectes ni de maladies et une productivité plus élevée. Tu n’es absolument rien alors que je nourris l’humanité.
– Non! C’est l’air qui vibre ! Mais tu frissonnes / On en mourra peut-être tous mais tu n’auras pas tous les droits
– Ah! Comme tu es libre Et comme tu es bonne ! / Ah ! Comme t’es naïf, qui d’après toi manipule la Loi ? 

La transformation ou la récompense ( dernier paragraphe)

C’est le moment de conclure de votre histoire. Vous avez indiqué dans le premier paragraphe que l’antagoniste avait subi une transformation. Le protagoniste a gagné contre toute attente alors que dans tous les paragraphes votre protagoniste semblait plus faible. Une victoire peut-être posthume comme dans cette chanson mais elle doit mettre en évidence la transformation subie par l’antagoniste. Le cœur de fer de l’Inquisiteur du premier couplet se met à fondre.

Votre policier portait un micro et les derniers mots du Parrain sont enregistrés ce qui le mène tout droit en prison ?

Votre femme trompée tue la maîtresse en se battant ?

=> La conclusion sera perçue du point de vue des conséquences sur l’antagoniste. Vous n’expliquez rien mais vous montrez que les actes ou intentions du protagoniste ont eu des répercussions. La morale n’est pas obligée d’être sauve en revanche l’antagoniste doit  : soit subir des pertes, soit être transformé moralement conformément au paragraphe 1. (bouclez la boucle et fermez la parenthèse

Le grand inquisiteur / Le grand Monsanto
Sentit battre son cœur /Contrarié par les suicides des cultivateurs désespérés
Le grand inquisiteur / Le grand manipulateur
Sentit fondre son cœur / Face à la mauvaise publicité dut partir spolier les terres ailleurs.*

 

Voilà, voilà

La modélisation est une technique de PNL très avancée et très efficace pour un entrainement. Je vous promets que si vous faites cet exercice ne serait-ce qu’une semaine avec une histoire différente à chaque fois, vous maîtriserez parfaitement une structure narrative. Vous serez capable d’écrire n’importe quelle histoire sur n’importe quel sujet, en moins de deux. Apres, il vous suffira de prendre n importe quelle chanson à texte afin d’en extraire la structure. Si vous deviez faire cela sur un roman ou même un film de deux heures, cela vous prendrait énormément de temps. Une chanson c’est rarement plus de 4 minutes ce qui vous permet de vous entraîner sans y passer des heures. Ajouter la vertu d’aller à l’essentiel et de bien choisir son vocabulaire n’est pas non plus négligeable à l’entrainement.

Si vous avez envie de partager votre exercice, n’hésitez pas à le mettre dans les commentaires ou même à l’envoyer par mail si vous besoin d’un conseil. Amusez-vous bien avec ce court exercice pratique et surtout écrivez sans vous censurer. Suivre la trame = 10 minutes pour écrire une histoire du début à la fin avec une structure narrative complexe. Elle n’est pas belle la vie ?

A bientôt

Marjorie Moulineuf

(* Il y a de la réalité dans cette histoire qui date d’une dizaine d’années. A l’époque Monsanto avait légèrement reculé face à l’émoi des autorités provoqué par les vagues de suicides. On estime depuis, que 250 000 agriculteurs se sont donnés la mort par désespoir rien qu’en Inde. Pfff. T’as raison Tata, je ne passerai jamais chez Michel Drucker.) 

 

Auteure, thérapeute et coach, Marjorie accompagne les auteurs aussi bien sur l'aspect technique que sur la motivation.
Spécialiste de la PNL et de l'hypnose, elle partage sur ce blog des astuces et des conseils pour faire de son roman, un livre inoubliable et captivant.

13 thoughts on “10 minutes pour écrire une histoire grâce à la modélisation”

  1. Intéressant cette mise en scene avec l’exemple de la chanson! Une autre façon de voir la modélisation avec un nouveau support!

    On notera le sujet où l’on sent le parti pris de la gentille thérapeute contre le vilain capitaliste Monsanto 🙂

    1. Merci mon Grumpy Cat
      oui la modélisation c’est extraire un modèle de quelque chose afin de pouvoir s’en servir. le modèle d’une chanson est bien adapté pour l’entrainement.
      J’imagine que le smiley final indique de l’ironie, sinon la « gentille thérapeute » serait désespérée 🙂

  2. je me réjouis Marjorie que tu n’ailles jamais chez Michel Drucker pourvu que tu continues à nous offrir des articles aussi passionnants.
    C’est vraiment de haut niveau et cette technique va peut-être parvenir à me débloquer, moi qui ne parviens plus à écrire…
    Tu as raison, complètement raison, nous autres écrivains/écrivants nous avons tendance à oublier que tout art nécessite de l’entraînement : et cet exercice est simple et rapide. Merci !

    1. Merci Beaucoup Danny
      Tout a fait d’accord avec toi. Fred nous conseillait de produire souvent des High Concept. Cet exercice est un peu plus simple grâce à la modélisation mais c’est agréable à faire. Avant de commencer à écrire l’article je ne pensais absolument pas aux cultivateurs. C’est en cherchant le titre et donc le conflit moral que je me suis rendu compte que j’avais envie de parler de ce thème. C’est un lieu commun mais comme l’appétit : les histoires viennent en écrivant. J’espère que tu vas retrouver l’inspiration rapidement.

      1. Merci Marjorie, j’ai juste oublié de te dire que j’apprécie toujours autant ta façon de traiter des sujets de société tellement profonds (et d’actualité) sous des apparences légères. Tu es vraiment très forte et je t’admire beaucoup.

        1. Wow ! Danny merci beaucoup ! Je crois que ma détestation sur le brevetage du « vivant » et la spoliation des ressources m’obsèdent un petit peu ! C’est gentil d’habitude, on me dit que je suis pénible ( pour être polie) à toujours tout ramener à des enjeux de société 🙂 lol ! Merci Danny de ton soutien permanent, ça fait chaud au cœur.

  3. Salut Marjorie,
    Sympa cet exercice avec les chansons. C’est le format d’histoire le plus court en fait, avec le comic strip. Très bonne idée d’entrainement.
    En plus j’adore cette chanson des Rita Mitsouko. La mélodie, le sujet et l’histoire, vraiment super 🙂

    Et les petits cultivateurs face aux géants industriels… tellement de choses à dire sur ce sujet que je préfère m’abstenir. Très bon choix de conflit moral, en tout cas.

    1. Hello Sandro
      Oui c’est un très bon entrainement, je confirme ! Notre job est de produire des histoires et il n’y a pas de secrets faut s’entraîner !
      Les Rita Mitsouko pour moi, c’est le seul groupe français qui ait produit autant d’albums de si haute qualité. A tous points de vue : musique et texte. C’est de loin le top pour moi et c’est d’ailleurs une des raisons de mon choix (bon en même temps je ne suis pas trop calée sur la production rock française ça fait trop longtemps que je n’écoute plus la radio (trop de pubs), même plus OUÏ Fm qui permettait pourtant de découvrir de nouveaux talents
      Contente que le choix de mon conflit moral ne vous ait pas fait fuir 🙂
      Trop à dire… je comprends bien. Moi cela me fait mal physiquement quand j’y pense !
      Merci Sandro d’être passé ici 🙂
      PS : ton message était le 700 ème sur ce blog ouvert il y a 8 mois. Merci beaucoup car c’est grâce à toi et tous ceux du forum que ce blog prend de l’ampleur chaque semaine et me permet de continuer 🙂

  4. Si, elle est très belle la vie !
    J’adore, j’adore, comme tu allies les techniques d’écriture avec la PNL, redoutablement efficace ! Et ce sont des contrées inconnues pour moi, donc passionnantes !
    Je vais trouver un moment pour faire cet exercice.
    C’est drôle, j’ai vu il y a quelques jours un reportage d’Envoyé Spécial sur le soja et le glyphosate qui serait la cause de malformations graves. Et bien sûr ils ont parlé de Monsanto. J’ai encore appris des trucs de dingues les concernant, c’est encore pire que ce que je savais d’eux, notamment leur rôle dans les guerres chimiques comme le Vietnam ou Hiroshima-Nagasaki, et même s’est allié à Hitler (l’article ici : http://www.alterinfo.net/L-histoire-complete-de-Monsanto-La-societe-la-plus-malefique-au-monde-_a116632.html)
    J’adore tes enjeux de société 🙂 et puis c’est ta voix à toi, unique.
    Tata Josette devrait s’entraîner aussi à écrire une histoire, peut-être une chanson qui passerait chez Drucker…

    1. hello Marjorie
      j ai lu l’article sur le lien que tu as mis ! pfff …. je ne sais pas quoi dire, c’est à désespérer bien que je sache déjà tout cela ! Mais cela me donne quand même envie de hurler d’impuissance, de rage et de dégoût.
      Prochain exercice de modélisation ( je me fais les Stephen King pour vous préparer un exercice, je viens de finir « Jessie » un thriller psychologique) cela ne sera pas forcement plus gai que « la Sorcière et l’Inquisiteur » ou Monsanto mais moins horrible et désespérant que la réalité parce qu’il s’agira de pure fiction ! )
      Merci, si tu fais l’exercice, j’ai hâte de connaitre ton choix de conflit moral 🙂

        1. oui je dois en lire plusieurs d’affilés pour trouver un modèle performant à extraire ! Dans son essai « Ecriture, mémoires d’un métier » il donne des pistes mains ne modélise pas !!!! bref c’est un gros boulot ! J’ai commencé sur l’oeuvre de John Steinbeck (parce que je l’adore) à titre personnel, mais si cet auteur vous passionne (comme moi), n’hésitez pas à me le dire afin qu’on discute.

  5. Ping :La Magie du Lieu et son impact sur l'écriture d'un roman - Marjorie Loup Créatrice d'Univers

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